Michael Wookey - CP/DR

01/02/2010

  • Envoi à un ami

Michael Wookey et les toy-pianos

Le 12 février, les Rencontres Landowski présentent un concert unique de 30 toy-pianos dirigé par le jeune musicien anglais Michael Wookey. Rencontre avec un soliste insolite.

Pour Michael Wookey, tout commence dans la cabane située au fond du jardin de la maison de ses parents, à Southampton… Là, adolescent, il y trouve refuge pour jouer sa musique – surtout du piano – et composer. Puis, il se prend de passion pour les instruments de tout acabit. Avec une préférence pour les vieux, un peu cassés, ceux qui ont un vécu. Ou les instruments hors du commun comme les toy-pianos (pianos jouets) ou l’optigan*…

Aujourd’hui, Michael Wookey, qui sort son 3e album, est apprécié pour sa musique qualifiée de folk baroque, poétique et mélancolique. Ses performances, parfois excentriques et déroutantes, ne passent pas inaperçues : toujours accompagné d’une foultitude d’instruments tous plus étonnants les uns que les autres, Michael Wookey arrive à créer sur scène un univers singulier bien à lui. Et le succès est là.

* L’optigan est un instrument électronique dont le son est déterminé par des « disques optiques » préenregistrés.

Questions à Michael Wookey


Vallée culture : Dans le cadre des Rencontres Landowski, vous allez diriger un orchestre de toy-pianos…

Michael Wookey : En effet, je vais diriger un orchestre de 30 toy-pianos pour lequel j’ai composé quatre pièces. Mais après je serai tout seul sur scène. Je reprendrai les morceaux de mes disques mais de manière beaucoup plus intimiste. Il y a une réelle différence entre mes chansons enregistrées sur les CD et jouées sur scène. Je suis seul à chanter et j’utilise d’autres instruments : je joue avec un banjo, un sampler ou encore un optigan.

Un optigan ?
C’est un jouet musical à l’origine. J’aime le son qu’il rend. Ça ressemble à ce qu’on entend dans les bandes son des dessins animés de Disney.

Vous utilisez souvent des jouets comme instruments de musique ?

Oui souvent. Des boîtes à musique, des sacs de billes... Mais je les mélange avec des instruments plus classiques comme le piano et la guitare. Sinon, j’adore les claviers, j’en ai plus de 100 chez moi.

Sur scène on vous a vu arriver déguisé avec une tête de cochon. Quel est l’effet recherché ?
Dans mes spectacles, j’aime poser une ambiance un peu surréaliste, un peu sombre. La tête de cochon, c’était pour faire comme dans un cirque… Et ça fait un peu peur. J’aime bien faire peur. D’ailleurs, la prochaine fois je viendrai en lapin…

Un clin d’œil au lapin d’Alice ?
Pas réellement… mais c’est marrant que vous me disiez ça parce qu’en ce moment, je compose la musique de la pièce « Alice au pays des merveilles » qui se jouera au théâtre du Châtelet. C’est la première fois que je fais de la musique pour le théâtre et c’est très intéressant !

Revenons à ce côté sombre que vous affectionnez. La noirceur vous a toujours attiré ?
Oui et c’est pour ça que je fais de la musique : quand j’ai hérité d’un orgue qui appartenait à mon grand-père, j’ai tout de suite aimé son côté un peu morbide. Et j’aime aussi qu’un instrument ait une histoire. J’adore les instruments un peu cassés qui ont une vie. Ils ont un son vraiment particulier.

Vos chansons sont heureusement plus mélancoliques que morbides
Oui… mes chansons sont très personnelles. Elles parlent surtout de filles, de sentiments… Finalement, mes chansons parlent d’amour.

Propos recueillis A.-L. S.

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En savoir plus

Michael Wookey avec : Orchestre éphémère pour 30 toy-pianos / Margaret Leng-Tan / Michael Wookey - Le 12 février à 20 h à l'Espace Landowski à Boulogne-Billancourt – Concert gratuit sur réservation au 01 47 29 34 26 ou par courriel : mrayer@cg92.fr.

Programme Rencontres Landowski du 10 au 14 février 2010.






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