Grand Paris : la métropole réinventée
Nicolas Sarkozy a présenté, le 29 avril 2009, à la Cité de l’architecture, ses projets pour le Grand Paris avec pour objectif d'en faire une ville incarnant « le vrai, le beau, le grand et le juste».
Afin de réaliser le Grand Paris qu'il appelle de ses vœux, Nicolas Sarkozy a renoncé à l'idée d'une réforme institutionnelle – abandonnée à ses successeurs – pour se concentrer sur de grands projets ayant en commun d’unifier la métropole à commencer par les transports en commun (lire notre article). « Le Grand Paris ne sera plus une agglomération, mais une ville où il n’y aura plus de banlieue », a-t-il déclaré.

Dix cabinets d'architectes ont été mis à contribution pour "plancher" sur l'avenir de la métropole (CG 92/O. Ravoire).
Un « atelier du Grand Paris »
Le président de la République qui s’exprimait depuis la Cité de l’architecture, au palais de Chaillot, souhaite également faire de l’émergence du Grand Paris une aventure architecturale. Un « atelier du Grand Paris » sera ainsi créé et permettra aux architectes et urbanistes d’alimenter une sorte de « boîte à idées » pendant les dix ans à venir. Animé du souci de « remettre l'architecture au cœur des choix politiques » et de « ne pas éluder la question du beau », Nicolas Sarkozy s'est placé dans le sillage de ses prédécesseurs ayant laissé une trace dans la pierre, comme Jacques Chirac avec le musée des Arts premiers, François Mitterrand avec le Grand Louvre et Georges Pompidou avec Beaubourg. « S'il arrive à initier cela, c'est une chose incroyable. On n'a jamais vu une métropole de cette échelle évoluer dans un tel timing », a déclaré à la presse l'architecte Jean Nouvel.
La vallée de la Seine "muée" en vallée de la culture
Nicolas Sarkozy a insisté sur la vocation culturelle de l’île Seguin, « dédiée à tous les arts », et repris le projet de Vallée de la Culture lancé dans les Hauts-de-Seine par Patrick Devedjian. « Je suis très satisfait que mon projet soit expressément cité, a déclaré Patrick Devedjian, de même que mon idée d’une cité financière à la Défense. » Celle-ci pourrait en effet accueillir l’université Paris-Dauphine à proximité des sièges sociaux des grandes sociétés.
Le président de la République a également affirmé que la métropole avait besoin de « repères », de « monuments », de « lieux symboliques » permettant que chaque territoire « participe à l’identité commune » : « Le recensement de tous ces lieux magiques, de Montmartre à Versailles, des bords de la Marne à la Vallée-aux-Loups, du mont Valérien au port de Gennevilliers, dessine le passage "de la ville du besoin à la ville du désir". »
Notre interview vidéo de Patrick Devedjian
Extraits du discours de Nicolas Sarkozy en images
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Nos articles : Télécharger :
- "Les projets des architectes"
- "Le Grand Paris mise sur les transports"
- L'intégralité du discours de Nicolas Sarkozy



