Le domaine de Sceaux
Visite guidée du château, de l’orangerie, du pavillon de l’Aurore et du parc de Sceaux
Ancienne propriété de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), le domaine de Sceaux abrite des bâtiments remarquables que l’on vient admirer de l’autre bout du monde.
Le château d’hier et d’aujourd’hui
Pour franchir les grilles du domaine de Sceaux, vous montez d’abord l’allée d’honneur, une ascension durant laquelle apparaîtra, petit à petit, le château de Sceaux. Admirez les guérites originales parées de combats d’animaux sculptés représentant l’Intégrité et la Vigilance : les qualités morales de Colbert. Mais ne cherchez pas dans ce monument une quelconque origine colbertienne.
Car le « vrai » château des Colbert fut entièrement détruit au début du XVIIIe siècle. La bâtisse, qui abrite depuis 1937 le musée de l’Île-de-France, a été construite par le duc de Trévise au milieu du XIXe. Critiqué par certains pour ses proportions inadaptées au regard de l’imposante superficie du domaine (182 hectares), il n’en reste pas moins un beau témoignage d’une époque dominée par le style néo-Louis XIII.
L’orangerie : un haut lieu d’art
Tout de suite à gauche, en entrant dans le domaine, vous découvrez la célèbre orangerie. Commandée par le marquis de Seignelay (1651-1690), fils aîné de Colbert, elle a été conçue par Jean-Hardouin Mansart (1646-1708), l’auteur de l’orangerie de Versailles.
Cette longue bâtisse, à l’époque pavée de marbre noir et blanc, a été construite en pierre de taille entre 1675 et 1683. Elle faisait à l’origine 88 mètres de longueur, 10 de largeur et 12 de hauteur… jusqu’à ce qu’un obus de la guerre de 1870 en détruise un tiers.
Ce bâtiment, aujourd’hui réputé pour accueillir l'un des plus grands festivals de musique de chambre, servait au marquis de Seignelay de galerie d’exposition pour ses œuvres d’art. Une fonction que la bâtisse retrouve aujourd’hui en accueillant les statues originales du parc qui seront, quant à elles, remplacées par des moulages.
Le pavillon de l’Aurore : honneur au soleil
Le pavillon de l’Aurore se situe à droite de l’entrée du domaine, tout près du lycée Lakanal. Pavillon d’agrément, il constituait un lieu de retraite pour Colbert. Plus tard, il fut aussi un haut lieu de fêtes pour la duchesse du Maine qui y a organisé certaines des grandes nuits au XVIIIe siècle.
Pour beaucoup, ce bâtiment, édifié en 1672, est LE chef-d’œuvre du domaine de Sceaux. Il doit cette réputation à sa coupole décorée par Charles Le Brun, peintre majeur du règne de Louis XIV.
Célèbre pour ses décorations du château de Versailles, l’artiste a peint une femme juchée sur un char au centre de la coupole. C’est une allégorie de l’Aurore, elle est encadrée de part et d’autre des allégories de la Nuit et du Jour.
En effet, ce pavillon a été volontairement construit pour que l’on assiste, au XVIIe siècle, à de grandioses levers de soleil.
Le parc de Sceaux
Un soleil qui domine le parc de Sceaux. Ici, chacun peut courir et flâner dans les allées rectilignes, remontant ainsi le fil des siècles. Car les jardins du parc de Sceaux gardent l’empreinte du célèbre paysagiste français André Le Nôtre (1613-1700).
Avec ses parterres, ses rangés d’ifs taillés en forme de cône, ses bassins, ses bosquets, ses cascades qui se déversent dans le bassin de l’Octogone…, le parc de Sceaux est façonné de multiples paysages qui s’articulent autour d’un étonnant jeu de perspectives.
Et avant de quitter le domaine, n’oubliez pas d’aller jeter un œil au pavillon de Hanovre situé côté Châtenay-Malabry, un édifice qui a été transféré du boulevard des Italiens (Paris 2è) au domaine de Sceaux en 1932.



